NON AU PETROLE AU TOGO

LES FEMMES TRANSFORMATRICES DE POISSONS PAS FAVORABLES A L’EXPLOITATION DU PETROLE AU TOGO

Continuer de travailler au renforcement des liens avec les communautés qu’elle appuie, tel est le leitmotiv de Les Amis de la Terre-Togo. En ce temps de crise sanitaire mondiale liée au nouveau coronavirus, l’organisation ne se lasse pas d’être au chevet desdites communautés. En effet, le 15 août 2020, une équipe de l’organisation composée du chargé des campagnes et du chargé de communication et information, s’est rendue dans la communauté de Doévi Kopé à Baguida (banlieue de Lomé).
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ÉTUDE POUR IDENTIFIER LES IMPACTS ET LES IMPACTS POTENTIELS DE L’EXPLOITATION DU PÉTROLE ET DU GAZ LE LONG DU LITTORAL OUEST-AFRICAIN ET AUTRES PLANS D’EAU SUR LA PÊCHE (PÊCHEURS, FEMMES TRANSFORMATIRICES DU POISSON – MEMBRES DE L’ALLIANCE DES RÉSEAUX DE PÊCHE EN AFRIQUE DE L’OUEST) ET LES CONSOMMATEURS

Dans le cadre du projet Étude des impacts potentiels ou réels de l’exploitation du pétrole et du gaz sur le monde de la pêche et les consommateurs le long de la côte et autres plans d’eau en Afrique de l’ouest, projet ayant impliqué le Bénin, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Nigéria, la Siera Léone et le Togo, les Amis de la Terre Togo, a organisé les 14 et 15 mars 2020, un atelier de d’étude et de validation du document synthèse.

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Avant l‘étude et la validation du document de synthèse, l’essentiel du travail du samedi 14 a été consacré à la présentation des rapports par pays. Chaque consultant commis pour l’étude dans les pays sus mentionnés, a de manière succincte donné les résultats, les difficultés rencontrées au cours de l’étude. Il faut dire que la consultante de la CI et le consultant de la Siera Leone n’ont pas pu faire le déplacement pour cause du COVID-19.

Les présentations des rapports par pays se sont déroulées successivement par le Bénin, la CI, le Ghana, le Nigéria et le Togo. La présentation de la CI a été faite par whatsapp.

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Présentation Cas du Bénin

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Présentation Cas du Ghana

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Présentation Cas du Nigeria

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Présentation Cas du Togo

Des discussions/débats ont suivi après les présentations afin de permettre aux uns et aux autres de comprendre davantage la méthodologie utilisée dans la conduite de ces études.

La deuxième journée, le document de synthèse a été passé au peigne fin afin d’inclure de nouveaux amendements relevés lors des présentations par pays. L’objectif de cet exercice était d’obtenir un document cohérent et faire le lien entre les similarités d’impacts trouvés dans les différents rapports.

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Etude du document de synthèse


Réflexion de les Amis de la Terre-Togo sur la question climatique justifiant sa position contre l’exploitation du pétrole au Togo

I. Les provisions de la Conférence de Partis (COP21) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CNUCC), une opportunité pour la protection de l’environnement.

L’adoption de l’Accord de Paris par 197 Etats lors de la COP 21 en 2015 à Paris a été un tournant dans l’histoire de la mobilisation et de la lutte internationale contre les changements climatiques. L’Accord impliquait, entre autres, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et, par conséquent, la limitation des effets des changements climatiques d’une manière stricte. Cet engagement sans précédent de la part des Chefs d’Etats a fait de ce traité un instrument international qui guidera à la fois les pays développés et en voie de développement à atteindre la cible des 2°C voire 1.5°C à la fin de ce siècle par rapport à l’ère préindustrielle.

Cet accord consensuel s’articule autour de trois objectifs: l’atténuation des émissions de GES, l’adaptation aux effets des changements climatiques et la facilitation de l’accès aux sources de financement.

L’Accord de Paris contient :

  • Des engagements de la part de chaque pays pour réduire les GES ;
  • Des règles pour contrôler les efforts entrepris ;
  • Des solutions pour financer durablement la lutte et l’adaptation au changement climatique des pays en voie de développement (Fonds vert pour le climat : 100 milliards de dollars par an à partir de 2020) ;
  • Un agenda des solutions regroupant les initiatives des acteurs non gouvernementaux.

Le présent Accord, en contribuant à la mise en œuvre de la Convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques, notamment de son objectif, vise à renforcer la riposte mondiale à la menace des changements climatiques, dans le contexte du développement durable et de la lutte contre la pauvreté.

En vue d’atteindre l’objectif de température à long terme, les Parties cherchent à parvenir au plafonnement mondial des émissions de gaz à effet de serre dans les meilleurs délais. Elles ont établi, communiqué, actualisé les contributions déterminées au niveau national, et se sont engagées à prendre des mesures internes pour l’atténuation en vue de réaliser les objectifs desdites contributions.

Par ailleurs, les Parties établissent leur objectif en matière d’adaptation consistant à renforcer les capacités à accroître la résilience aux changements climatiques et à réduire la vulnérabilité à ces changements, en vue de contribuer au développement durable.

Il convient de noter que les domaines de coopération et de facilitation visant à améliorer la compréhension, l’action et l’appui sont : la résilience des communautés, des moyens de subsistance et des écosystèmes.

II. Les prévisions de production d’hydrocarbure en 2030, une option incompatible avec les objectifs de la COP21

Dans un rapport publié le 20 novembre 2019, l’ONU Environnement s’est intéressée aux divergences entre les prévisions de production des pays producteurs de combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon) en 2030, et le niveau de production mondiale qu’il faudrait atteindre pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 ou 2 C°, tel qu’inscrit dans l’accord de Paris sur le climat. Cette étude révèle l’antinomie entre ces prévisions de production d’énergies fossiles et les objectifs fixés par l’accord de Paris en 2015. En effet, les prévisions de production des pays producteurs de combustibles fossiles sont en excès de 50% pour atteindre un niveau compatible avec le scénario des 2 C°, et de 120% pour le scénario à 1,5 C°. Dans le détail, l’écart le plus important constaté est celui du charbon. En fait, les estimations prévues pour 2030 dépassent de 150% le niveau convenable avec le scénario des 2 C°, et de…280% pour l’objectif de 1,5. Michael Lazarus, l’un des principaux auteurs de l’étude souligne « l’ampleur de la déconnexion entre les objectifs de l’accord de Paris, les plans nationaux (de réduction d’émissions) et les politiques de production de charbon, de pétrole et de gaz ».

III. Les seules options réellement envisageables

Pour enrayer la probabilité d’un monde qui s’étouffe et s’effondre, dans quelques années, sous les soufflets de canicules,

  • Les pays développés responsables des émissions de GES doivent honorer leurs contributions du fait des pertes et dommages subies par les populations des pays en développement ;
  • Les pays riches doivent prendre des engagements fermes de réduction drastique de GES à travers l’adoption et la mise en œuvre de politiques énergétiques sobres en carbone ;
  • Les pays en développement doivent s’attacher à la réalisation des objectifs contenus dans leurs contributions déterminées au plan national ;
  • La communauté internationale doit œuvrer en synergie pour coordonner les actions et moyens d’adaptation et d’atténuation nécessaire à la protection des humains et de l’environnement.

Ce sont ces arguments qui font camper les Amis de la Terre Togo dans sa position de Non à l’exploitation du pétrole au Togo. Arguments dont les médias ont pris connaissance lors de la conférence de presse.


Sensibilisation et dialogue avec la communauté de Doévi Kopé

Les Amis de la Terre Togo dans sa quête d’amener les communautés de Doévi Kopé à mieux cerner les impacts que pourrait engendrer une potentielle exploitation du pétrole afin de dire non à cette exploitation, sensibilise et dialogue avec ces dernières.

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L’objectif de cet exercice est de recueillir les avis de ces communautés menacées non seulement par l’érosion côtière mais aussi l’exploration et une éventuelle exploitation de cette énergie fossile au cas où le gouvernement Togolais décidait d’exécuter ce projet.

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Atelier de renforcement des capacités

Dans sa dynamique de lutte contre les changements climatiques et les énergies fossiles, l’ONG Les Amis de la Terre-Togo a initié un projet qui vise à la mobilisation des communautés et OSC du Togo contre une décision d’exploitation du pétrole au Togo et pour la préservation des droits socio-économique et  environnemental des populations riveraines aux sites d’exploration du pétrole.

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Elle a donc organisé  les 28 et 29 mai 2019 au CESAL à Lomé, un atelier de renforcement des capacités des membres des communautés affectées par l’exploration du pétrole et les organisations de la société civile togolaise sur les techniques de plaidoyer et l’élaboration des messages.

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Ceci pour susciter un mouvement d’éveil et de défense des droits des communautés au sein des communautés et des OSC. Ayant réuni 30 participants dont 16 membres des communautés riveraines : regroupant pêcheurs, femmes transformatrices de poissons, représentants des chefs traditionnels, et les responsables CDQ, les objectifs poursuivis par cet atelier sont de :

1. Renforcer les capacités des membres des communautés riveraines et les organisations de la société civile sur les techniques de plaidoyer à l’endroit des décideurs pour favoriser la décision de non exploitation du pétrole au Togo ;

2. Outiller les membres des communautés riveraines et les organisations de la société civile sur l’élaboration des messages de plaidoyer.

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Journée d’Action pour la Justice Climatique et l’Energie 2018

En conférence de presse le 11 Octobre, les Amis de la Terre Togo appelle les autorités togolaises à tourner le dos au pétrole et opter pour les énergies renouvelables.

Ceci pour les raisons que vous découvrirez dans la vidéo en dessous.


Impacts Négatifs du Pétrole: les communautés s’expriment


Visite d’échange dans le Delta du Niger

Les représentants de Les Amis de la Terre-Togo et des communautés de pêcheurs visite le Delta du Niger une région du Nigéria qui connait l’exploitation du pétrole depuis des décennies.  Le but de cette visite est que les représentants des communautés des pêcheurs du Togo constatent de visu l’ampleur des dégâts causés à l’environnement par cette exploitation et la désolation des communautés de cette région. La délégation était conduite par Kwami Kpondzo, Chargé des Campagnes à Les Amis de la Terre Togo.

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Une pollution dévastatrice pour les pêcheurs du Delta du Niger

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Séminaire sous régional d’échanges et de partages d’expérience

Dans le cadre de la campagne NON à l’exploitation du pétrole au Togo, les Amis de la Terre Togo a tenu, le 03 août 2018, un séminaire sous-régional associant ERA / Amis de la Terre Nigeria, Amis de la Terre Ghana, des membres de la communauté du delta du Niger, de Half Assini au Ghana et des communautés affectées par l’exploration du pétrole au Togo.


Video: Non à l’exploitation du Pétrole au Togo

Les Amis de la Terre Togo, avec le soutien des Amis de la Terre International (FoEI), a lancé la campagne « Non à l’Extraction du Pétrole », au sujet des impacts socio-environnementaux et économiques de cette activité dans le pays et des conséquences négatives dans d’autres pays du continent tels que le Nigeria, le Ghana et le Tchad, entre autres.


Action de mobilisation

Les amis de la terre togo et ses alliés continuent de mobiliser les communautés affectées dans les zones d’exploration du pétrole, particulièrement les organisations de pêcheurs, les groupes de femmes fumeuses de poisson et les organisations de la société civile pour dire NON à l’extraction du pétrole au Togo plus spécifiquement dans la communauté de Doévi Kopé à Baguida.

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